‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 144 sur 347 · Dialvyues sur l'Éluquence de la Chuhe · texte numérisé non relu

Dialvyues sur l'Éluquence de la Chuhe

savoiy% cette absence de familiayHtè ^ de vivacité ^ de popularité, ce défaut de mémoire, ces yeux fermés et cet air d'un écolier qui sait m,al sa leçon avec le fond de bon sens et de bon esprit, la ynémoire heureuse, la voix agréable, le geste noble, la protionciatio?i distinguée, V assurance naturelle et la grande facilité de parole que lui attribue le journal le mieux autorisé et le plus en vogue de Paris, au moment même où il descend des grandes chaires de la capitale et delà cour^ Un pareil organe de publicité littéraire, accrédité auprès de Télite des esprits, aurait-il pu attribuer des qualités si supérieures à Bourdaloue, si les contemporains du célèbre prédicateur eussent été en droit d'en démontrer la fausseté ou seulement même rexagération ? Fénelon visait un personnage qui n'était pas Bourdaloue. La chose nous paraît être incontestable; aussi, après avoir dit un mot des Dialogues, nous espérons pouvoir donner des raisons probantes à l'appui de notre opinion.

Les Dialogues sur l'Eloquence de la Chaire furent composés par Fénelon dans les premières années de sa jeunesse. Traité succinct en matière oratoire, les Dialogues, pour le fond et])Our la forme, sont imités de Platon. Fénelon a garde de s'y poser en maître et comme une autorité. Loin d'imposer ses idées, il se borne à consigner ses réilexions, à présenter ses observations, à exprimer ses désirs et il se monlre très sobre et très réservé en fait de critiques et de

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