Eludes historiques, t. IX, p
:i. L'édition de Versailles porte en tète la gravure de IJerlounier, d après Dévéria et Elisa Chéron.
dans des orbites profonds, en un mot avec le regard d'un homme (rautorité. « Rien dans celte physionomie, dit le P. Lauras, ne laisse soupçonner la timidité'. » L'œuvre d'Elisa Chéron fut reproduite par les peintres contemporains comme la meilleure, le portrait de Bourdaloue donné par M"'^ de Lamoignon à Boileau en était une copie.
A ces portraits, on doit réunir un médaillon d'Odieuvre qui mérite d'être mentionné. Ce médaillon est du xviir siècle, et a été dessiné d'après le portrait fait par Elisa Chéron. On n'y trouve pas le Bourdaloue auv paupières à demi-fermées dont parle Sainte-Beuve, ni le Bourdaloue aux yeux éteints et clos que Maury voit partout. C'est toujours le même type que nous venons de contempler : une physionomie franche et ouverte, une tenue aisée, une tête qui commande avec la vivacité d'un regard pénétrant et scrutateur. Le cartouche qui supporte le médaillon contient cet hommage qui ne répond pas par sa préciosité à la finesse du dessin :
« Cet unique Phénix, ce parfait orateur,
Nous l'avons dans la personne De ce fameux prédicateur -. »
N'est-on pas en droit de se demander après cela, où Maury a pu voir que tous les portraits de Bourdaloue le représentaient les yeux fermés ? Certes, le mot de Sainte-Beuve était juste : <( Maury avait