‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 156 sur 347 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

l'assertion hautaine. » Observons encore que les peintres venus plus lard donnèrent au rélèbre jésuite des yeux bien ouverts, nous signalons entre autres le portrait de Staal, gravé par Nargeot et qui se trouve placé dans la Nouvelle Galerie des Grands EcrivoÀns Français ^ .

A la suite de Maury et de La Harpe, l'abbé Irailh et surtout l'abbé Hurel attaquèrent l'action oratoire de Bourdaloue, et tout en mêlant le blâme à la louange, ils ne tendaient à rien moins qu'à ébranler sa réputation d'éloquence si longtemps incontestée. L'auteur des Querelles littéraires écrivait que « la vaste érudition de Bourdaloue avait desséché son génie,... qu'il avait dans la chaire un air tout concentré en lui-même, qu'il faisait très peu de gestes et qu'il avait souvent les yeux fermés ». Comment concilier cette vaste érudition avec ce trait des Dialogues, reproduit par l'auteur de V Essai. «. Vous verrez môme qu'il n'est pas fort instruit. » A son tour, La Harpe prétendait que Bourdaloue avait peu de ce qu'on peut a|>peh^r les grandes parties de l'orateur, qui sont les mouvements, l'élocution, le sentiment. C'était pour lui « un savant catéchiste plutôt qu'un savant prédicateur^ ».

Mais il est un autre critique plus hostile encore que nous avons à entendre, l'abbé Hurel. Dans son livre sur les Orateurs sacrés, après avoir dit que l'éloquence de Bourdaloue était (( unie et apaisée »^

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