‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 2 sur 347 · PARIS LIBRAIRIE VICTOR LECOFFRE · texte numérisé non relu

PARIS LIBRAIRIE VICTOR LECOFFRE

90, RLE BONAPARTE, 90

TOUS DROITS BKSERVÉS

icrt)

A Monsieur Cubbè L. Paul/ir, rjia/iotm' fdnlain' (le la Métropole cV Albi.

ARCHEVECHE D ALHI

Alhi, l.^ I h avril I9(»(i.

Mo.NSlKI M LK ("lIAxNOINE.

Fidèles au plan que vous vous êtes trace, vous continuer vos Etudes sur « les Maîtres de la chaire sacrée au x\if siècle » e)i nous domiant aujourdltui un très intéressant volume sur Bourdaloue. C'est arec satisfaction que f accepte l'ho7nruage que vous roulez bien m'en faire et que je vous adresse mes rires félicitations . Il suffit d'un premier coup d'œil jeté sur la table des matières pour aroir T impression, bientôt confirmée par la lecture du texte, que l'on est en face d'un trarail sérieux, personnel, oîHginal, et qui ne fait pas double emploi avec les estimables publications qui ont déjà paru sur le même sujet.

Votre œuvre, en effet, est une sorte d'introduction aux œuvres de Bourdaloue , qui en rendra la lecture plus facile et plus profitable.

Dans ce but, vous rous êtes ap)pliquè à éclairer et à fixer la date des principaux sermons du grand prédicateur, afin d'en expliquer et d'en déterminer la portée par les circoiistances mêmes qui les ont inspiras. Vous en arez examiné la doctrine, et rous navez pas eu de peine à m^ontrer que Bourdaloue, dont la raison était toujours éloquente et Vèloquence toujours raisonnable, s'est tenu à égale distance des opinions extrêmes qui prévalaient à son époque, et que sa morale na été ni relâchée ni rigoriste : nièrde d'autant plus appréciable que, le premier, dans la chaire française, il a fait de la morale le fond de sa prédication.

Afin de faire mieux conna'drr Bourdaloue, vous

avez cJtercJiè à préciser l'attitude qu'il a prise en face de certaines questions qui occupaient alors les esprits^ et vous avez prouvé que, s'il fut V adversaire déclaré du Jansénisme — ce qui n étonnera personne , — on a moins 7^ema)'qué qu'il se prononça tout de suite contre le Quiétisme, dont il contribua imissamijient à éloigner M'"" de Maintenon. Mais ce qui paraîtra plus surprenant encore^ bien que cela s'explique facilement, cest qu'il n'a pas échappé aux influences de son siècle en ce qui touche le Gallicanisme^ dont il a partagé quelques préjugés dune manière inconsciente.

Ce qui ajoute à l'intérêt général de votre livre un goût de nouveauté ^ c'est que, faisant usage de la dècouveiHe de quelques sermons inédits du gy^and orateur, vous avez pu éclaircir quelques points obscurs jusqu'à nos jours.

Enfin, comme vous n'avez pas négligé les détails biograplitques et topof/raphiques, dont on est aujourd'hui si curieux, vous vous êtes assuré une nouvelle condition de succès.

Ce succès, qui a accueilli vos précédents ouvrages, dont l'un a été couronné par l'Académie fraiiçaise, j' g compte pouf^ votre « Etude sur Bourdaloue » ; j'g vois par avance un motif d'encouragement qui vous poussera à nous donner bientôt une Etude sur Massillon, complément nécessaire de l'œuvre commencée .

« Pourquoi même, après les grands ma'itres. n aborderiez-vous pas leurs émules du second rang avec lesquels vous avez fait déjà ample connaissance et qui méritent de ne pas tomber dans l'oubli? Estce trop attendre d'une activité qui demeure si féconde et aux résultats de laquelle je serai heureux, comme l'a fait ili*"" Fonteneau, cV applaudir plus d'une fois.

Agréez, Monsieur le (^hanoine, l'assurance de mes sentiments dévoués.

^ Kudoxk-Irénék, Airhevéque d'Albi.

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