‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 235 sur 347 · Mémoires · texte numérisé non relu

Mémoires

dations faites à propos des portraits de Bourdaloue, car SCS prétendues allusions étaieut souvent surfaites par ses auditeurs et n'étaient ni aussi directes, ni aussi personnelles qu'ils se plaisaient aie dire. Ces personnages que l'on nommait, ces figures que l'on connaissait n'étaient pas toujours des types particuliers à la société du xvii*' siècle, mais communs à tous les temps. Ils apparaissaient si bien saisis, si vivants qu'on se croyait en droit de leur appliquer un nom, tant était frappante la ressemblance. Aussi les contemporains étaient-ils persuadés qu'il dépeignait les gens et lui prêtaient-ils souvent des intentions qu'il n'avait pas. Au sujet de son sermon sur la retraite de M. de Tréville, il n'est pas démontré d'une manière certaine, que Bourdaloue ait voulu dépeindre le jeune gentilhomme dans sa soudaine conversion. M'"" de Sévigné, l'abbé d'Olivet, après eux Sainte-Beuve, affirment hautement que le prédicateur n'avait que lui en vue et que le Sermon sur la Sévérité évangéllque n'était que la j)einture de sa personne. On pourrait en douter. Le sermon se composait de trois |)arties ou de trois points. Dans le premier point, le prédicatcuj' s'adressait aux Jansénistes et s'élevait contre les rigueurs de leur morale exagérée, et on n'y découvrait lien qui pût s'ai)pliquer au personnage qu'il aurait eu en vue. Dans le second })oint, le prédicateur, il est vrai, semblait viser le courtisan, l'érudit, le bel esprit, le familier de Madame*, qui,

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