Lelt7'e du 21 septembre JC
■2. Louis XJV et le duc de liourr/oç^ne, par Miclielef , p, 28.
378 BOLRDALOLE
faitriionneurdem'écrire est si engageante en toutes manières que je n'ai point de termes, Monseigneur, pour vous exprimer ma reconnaissance, car je vous avoue qu'après votre salut, pour lequel vous trouveriez mauvais que je n'eusse encore plus de zèle, il n'y a rien au monde qui me touche si sensiblement que les témoignages de votre amitié... Je ne manque pas de prier Dieu tous les jours qu'il vous continue ses grâces et particulièrement celles du salut que vous préférez avec raison à toutes les prospérités temporelles ^ » Ayant à féliciter Claude Le Pelletier, prévôt des marchands et contrôleur des Finances, de la nomination de son frère, Michel, comme conseiller d'État, le sage directeur lui disait : «. Celte nouvelle m'a fait faire par rapport à vous bien des réflexions qui i>ourront être le sujet de notre premier entretien. Je remercierai Dieu de toutes les grâces dont il comble votre famille, au nombre desquelles j'en compte d'autres qui vous sont personnelles et que je préfère beaucoup à celles-là-. » Ici encore le langage de Bourdaloue se confond avec celui de l'ami, et le dévoué directeur, après s'être réjoui des faveurs nouvelles accordées par le roi, félicite Le Pelletier des grâces célestes dont il est l'objet et qui sont intlniment supérieures à toutes les prospérités terrestres. On peut juger à ces détails de la tendre sollicitude de son cœur pour les âmes dont il est le guide.