‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 256 sur 347 · Instruction sur la Prudence du salut · texte numérisé non relu

Instruction sur la Prudence du salut

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A ces pressantes sollicitations du ministre de Dieu s'ajoutent les tendres et vives supplications de l'ami. « Vous ne serez pas du nombre de ceu^ qui agissent ainsi. Vous rentrerez en vous-même et vous considérerez sérieusement tout ce que je viens de vous marquer. Vous serez toujours sage pour les affaires publiques dont vous êtes chargé, sage pou ries affaires de votre maison, mais vous le serez encore plus pour votre àme et pour votre salut. Vous me faites Thonneur de me mettre au rang de vos amis et de m'en donner la qualité, je la reçois avec tout le respect et la reconnaissance possible, mais il me serait bien douloureux qu'un homme que j'honore, en qui je remarque les plus beaux talents, et à qui je dois autant qu'à vous, s'oubliât lui-même dans l'affaire capitale... Comprenez ce que me causerait de regrets la perte d'une âme qui par tant d'endroils et tant de raisons particulières me doit être aussi chère que la vôtre ^ . »

Si, au xvii*' siècle, la religion était respectée en France, quelques esprits, égarés par leurs passions, s'élevaient cependant avec audace contre les vérités de la foi. Bourdaloue, qui avait connaissance de ce mal, adressait alors à une personne, ^ete soumise aux décisions de l'Eglise^ les admirables recommandations contenues dans son Instruction sur V Humilité de la Foi et s'exprimait en ces termes. « Comme je ne vous dissimule point mes sentiments, et que d'ail-

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