Inslrnclioii sur la Prudence du salul
leurs vous me faites Thonneur de m'écouter et de bien prendre ce que je vous dis, je ne vous cacherai point que je vous trouve un peu trop porté à vous élever contre les décisions de l'I^^glise, touchant des matières qui, depuis longtemps, ont été agitées avec toute la réflexion nécessaire, et sur lesquelles le Saint-Siège a prononcé. Vous en raisonnez, vous en disputez, vous vous en échauffez même quelquefois, et il vous paraît étrange que pour couper court à des contestations qui n'auraient point de fin, on se contente de vous répondre en un mot qu'il n'est plus temps d'examiner, mais de se soumettre. Cependant cette l'éponse n'est pas moins solide ni moins vraie, qu'elle est courte et décisive ; et vous la goûteriez davantage si vous aviez ce que j'appelle l'humilité de la foi. Alors que de raisonnements tomberaient tout à coup! que de difficultés s'évanouiraient! que de disputes cesseraient! Car sans |)rétendre [)arler de vous en particulier, on a toujours remarqué que dans ces sortes de divisions au regard de la doctrine, il se mêlait un orgueil secret qui servait infiniment à les entretenir. Je m'estimerais heureux si je contribuais à vous préserver decetécueil, et j'espère que ce qu'il m'est venu en pensée de vous écrire, n'y sera pas inutile ^ »
Après ces préliminaires, il pose ainsi la question : Qu'est-ce que la foi et en quoi consiste-t-elle? « La foi consiste à croire sans voir : Heureux ceux qui