‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 268 sur 347 · LE SYSTÈME «POLITIQUE ET SOCIAL" DE BOLRDALOL'E · texte numérisé non relu

LE SYSTÈME «POLITIQUE ET SOCIAL" DE BOLRDALOL'E

Celait de ces principes, élablissanL les devoirs des rois, devoirs si redoutables, que Bourdaloue faisait découler le zèle pour la gloire de Dieu et son culte, pour la propagation de l'Évangile et la lidélité à la foi, pour la réforme et la pureté des mœurs, pour le soulagement et Tentretien des malheureux et des pauvres,... car « être roi, disait-il encore, c'est être par office le ministre de Dieu et l'exécuteur en chef de ses ordres' ». Un roi a le devoir de maintenir et de proléger la religion. « Les princes sont les protecteurs nés de la religion, comme la religion est la sauvegarde inviolable des princes. Ils ont à la défendre par la sagesse de leurs conseils, par la solidité de leur doctrine ; la défendre en hommes d'état, en commandants d'armée, en maîtres. Pour cela, ils doivent étudier la religion, être catholiques avec connaissance de cause, avec conviction de ce qu'ils croient et de ce qu'ils doivent croire, s'instruire de la religion en sages et en chrétiens pour s'y soumettre et pour la pratiquer '. » C'était l'alliance des deux pouvoirs. Elle existait au xvii^ siècle, car, sous le régime absolu de la monarchie française, « la poursuite et la punition de l'hérésie étaient un droit et un devoir pour le souverain'^». Bossuet et tous les grands esprits de l'époque l'avaient proclamé avant Bourdaloue, et cela avec la même conviction et la même fermeté qu'il le faisait lui-même quand il

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