Ibid
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mainteair, pour amplifier l'empire de Dieu? C'est pour cela qu'on a été choisi; et ce caractère de roi qui, par rapport aux honneurs, est un caractère de prééminence et de supériorité n'est, par rapport à Dieu, qu'une dépendance ^ »
Un roi, conlinue-t-il, doit être parfait dans sa condition, « inviolablcment attaché à ses devoirs, aimant lajustice, pratiquant la charité, d'une probité reconnue, solide dans ses maximes, réglé dans ses actions, maître de ses mouvements, vainqueur de ses passions; zélé pour le bien de l'Élat, plein d'amour pour le peuple, appliqué à l'éducation des princes ses enfants, sage dans le règlement de sa cour, juste envers tous, modeste dans la prospérité, inébranlable dans l'adversité, égal dans l'une et l'autre fortune ^ » Alors seulement, en effet, un roi remplit sa mission et se monti'e le premier serviteur de Dieu. Car, comme Bourdaloue le dit ailleurs : « Un roi, malgré sa souveraineté et |)our la raison même de cette souveraineté, ne doit se considérer jamais que comme un sujet né pour dépendre de Dieu et pour obéir à Dieu. Il est roi et il est chrétien et il doit préférer la qualité de chrétien à celle de roi, car être roi, c'est être le maître des hommes et être chrétien, c'est être le serviteur de Jésus-Christ. Or cette servitude est mille fois plus honorable et plus estimable que la domination de tout l'univers ^ »