LE SYSTEME « POLITIQUE ET SOCL-^L » DE ROIUDALOLE
le joug; vous savez sou malheureux sort et comme il apprit à ses dépens, danslajournéedeTaillebourg, quelle était la forée de son suzerain et ce (ju'il pouvait. Le duc de Bretagne se fit le chef d'une autre ligue : vous savez ce qui lui en coûta, et combien lui fut inutile la jonction de l'Anglais et sa protection. La cour de Rome, par des entreprises nouvelles, voulut donner quelque atteinte aux droits de sa couronne : vous savez avec quelle vigueur saint Louis agit pour les défendi'e ; nous en avons dans son histoire les preuves authentiques ; mais, du reste, comment les défendit-il? avec un merveilleux tempérament d'autorité et de piété, c'est-à-dire qu'il soutenait les droits de sa couronne en roi et en fils aîné de l'Église : montrant bien qu'en qualité de roi il ne reconnaissait point de supérieur sur la terre et ne voulait dépendre que de Dieu seul, quoiqu'en qualité de fils aîné de TÉgiise il fût toujours prêt à écouter l'Eglise comme sa mère et à l'honorer '. »
Avec son cœur d'apôtre et sa fierté de Français, Bourdaloue offre alors à l'admiration de ses auditeurs saint Louis comme le modèle du vrai roi chrétien, premier serviteur de Dieu, père de son peuple, guerrier et pacifique, justicier, charitable. « 11 a été l'un des plus grands rois qui aient porté le sceptre. Je dis grand dans tous les étals où la grandeur d'un souverain peut et doit être considérée. 11 a été grand dans la guerre, il a été grand dans la paix, il a été