‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 282 sur 347 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

BOURDALOUE, l'hOMME ET LE PRÊTRE

ourdaloue et la société de son temps. — L"un des traits de son caractère. — La Maison professe. — Montlouis. — Vie intérieure et vie du dehors. — L'hôtel Carnavalet. — L'hôtel d'Angoulêrne. — M"" de Sévigné. — Les Lamoignon. — Les relations et les préférences de Bourdaloue. — Le prem'fer président. — Bàville et le Marais. — Leur société d'élite. — La mort de Guillaume de Lamoignon et son éloge.

— Les amis du père fidèles au fils. — Bourdaloue et Boileau. — Une lettre de Brossette et la réponse du poète. — Charme des réunions de Bâ ville. — Boileau et le P. Rapin. — L'amitié des Lamoignon. — Le portrait de Bourdaloue. — Titres de Boileau à l'attachement du prédicateur. — Bourdaloue et Santcul. — Bourdaloue et Claude Le Pelletier. — Le jésuite à l'hôtel de Longueville. — Recours fréquent à son ministère. — Le maréchal de Gramont. — Le chevalier de Rohan.

— La princesse de Monaco. — Angélique de Fontanges. — La confession de Pomenars. — Le prince de Condé. — Madeleine de Lamoignon. — La grande Mademoiselle. — Le maréchal de Luxembourg. — Le duc de Gesvre. — Bourdaloue et Bossuet. — Une supplique au Ministre des Finances. — Son crédit auprès de M. de Chamillart. — Le maréchal de Bcllefonds. — Les débuts de Massillon. — Bourdaloue et Iluet. — Sa fidélité au cardinal de Bouillon. — Publication des sermons. — Lettre au P. Bouhours. — Bourdaloue critique en éloquence sacrée. — Approbation du Lecteur des Lirres. — Projets de retraite

— Bourdaloue doit mourir à l'œuvre. — Dernières prédications. — La maladie et la mort. — Le mot de Saint-Simon. — Le vide fait par Bourdaloue. — Son éloge. — Impression produite par sa mort inattendue. — Le f/rand Pan est mort 1 — Souvenirs de son ministère à léglise Saint-Paul-Saint-Louis. — L'intérieur des cryptes. — Leur nécrologe. — Bourdaloue vit toujours dans ses œuvres et sa mémoire est immortelle.

Par la puissance de son t'ioqiience et la sagesse de sa* direction Bourdaloue entretenait un commerce assidu avec les personnages les plus illustres de son temps, La ville et la coin- goûtaient sa parole et

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recevaient ses conseils; aussi comptaiL-il dans la haute société des amis puissants et fidèles. Son caractère, son talent, ses manières lui amenaient tout un monde de clients : la grande Mademoiselle, M"*^ de Guise, M""' de Richelieu, M""= de Sévigné, jYjme ^g Maintenon, les Gramont, les Béthune, les Rohan, les Luxembourg, les Bellefonds, les Pelletier, les d'Elbœuf, les Lamoignon, les Condé, et aux représentants de la cour et de l'aristocratie s'adjoignaient ceux de l'Eglise et de la science : Boileau, Racine, Santeul, Fleury, Huet, le cardinal de Bouillon, Mascaron, Fléchier, Fénelou, Bossuet, évêques, prédicateurs, littérateurs, philosophes, historiens, poètes, qui se faisaient un honneur de l'entendre, de le consulter «et de le fréquenter. Sa droiture plus encore que son éloquence lui attirait ces hautes sympathies ; il suffisait de le voir et de le connaître pour l'aimer, l'estimer et ne l'oublier jamais. « 11 avait de l'agrément dans la conversation, un air engageant, des manières aisées mais respectueuses et graves, une douceur qui devait lui coûter du tem])érament dont il était, et il s'attirait d'autant plus d'éloges qu'il éprouvait plus de peine à les entendre^ » Sa nature excellemment bonne, en effet, lui ouvrait les coeurs et le faisait accueillir de tous.

Il est un trait de la physionomie de Bourdaloue que nous tenons à éclairer et à fixer, car, si l'on en croyait certains critiques, il pourrait y répandre une ombre, c'est celui de sa vivacité. Il paraît que

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