‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 283 sur 347 · Le W Bretouneau. Préface · texte numérisé non relu

Le W Bretouneau. Préface

par tempérament le grand prédicateur était fort vif, qu'il avait à se défier de ses impressions et que la douceur lui coûtait beaucoup d'efforts. Comme tous les impulsifs et les ardents, il devait réprimer et contenir le premier mouvement, mais la vertu de patience avait dompté chez lui les impétuosités du caractère et la pratique scrupuleuse et parfaite de la vie religieuse lui avait communiqué « une douceur dont l'influence, en toute circonstance, se faisait sentir autour de lui'». La grâce avait transformé la nature. Aussi, comme un de ses biographe» s'est permis de dire : « le seul reproche qu'on puisse lui faire avec justice c'est la vivacité de son caractère dont il n'était pas même parvenu à se corriger dans sa vieillesse^ », nous sommes en droit de nous élever contre cette imputation. Bourdaloue avait le tempérament vif, la réplique prompte et, sou« son air de bonhomie, il i)ossédait la finesse d'un observateur, mais toute sa vie de parfait religieux prouve que sa vivacité naturelle s'était changée en douceur et que ses saillies soudaines, tempérées par la charité, ne blessaient jamais personne. Sainte-Beuve qui était porté à médire des gens dont les croyances et les vertus lui paraissaient être la condamnation de sa trop grande liberté de penser et d'agir, n'hésite pas à reconnaître que tous ceux qui l'ont connu parlent de sa douceur^ Sa vivacité, loin de jeter une ombre

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