‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 288 sur 347 · Histoire généulor/iqtie, P. Anselme, t. IV. p · texte numérisé non relu

Histoire généulor/iqtie, P. Anselme, t. IV. p

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d'Ocqiierro, secrétaire d'État, mort au siège de la Rochelle en 1628, Guillaume de Lamoignon s'était allié à une famille digne en tout de la sienne. Les Potier comptaient dans leur lignée des ducs et des pairs (de ïresmes et de Gesvres), des prélats (René et Augustin, évêques et comtes de Beauvais), des abbesses (Françoise et Jeanne, supérieures de Longchamps et de Fontaines-les-Nonnains^). A ces titres, on le voit, Madeleine de Potier avait de qui tenir et pouvait devenir l'épouse de Guillaume de Lamoignon. Le premier président, « le plus homme de bien de France-, » était le grand magistrat dont Louis XW avait fait cet éloge : « Si j'avais connu un plus honnête homme, un plus digne sujet, je l'aurais choisi\ » Les rapports de Bourdaloue avec la famille de Lamoignon dataient de longtemps, ils remontaient à 1659, époque où il professait la philosophie au collège de Clermont à Paris et où il avait pour élève le fils du premier président. Depuis lors, mais surtout depuis 1669, moment où il prêcha la station de l'Avent dans l'église de la Maison professe, le religieux avait entretenu des relations suivies avec la famille et en était devenu Tun des plus intimes amis. Aussi fréquentait-il assidûment riiôtel du premier président au Marais et faisait-il, chaque année, à l'époque des vacances, de nombreuses visites au château de Bàville. Cette maison

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