‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 293 sur 347 · Marquis de Bùville, baron de Sainl-Yon et de Boissy · texte numérisé non relu

Marquis de Bùville, baron de Sainl-Yon et de Boissy

2. Collège des .ITisiiites à Paris, près la porte Saint-Jacrpics, aujourd'hui Louis-le-Gra»d.

à. P. Anselme, llixloire f/énc(ilo;/ique.

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Fidèle aux traditions de sa race, il se plaisait à rassembler autour de lui la meilleure compagnie et, à la suite de Bourdalouc, un groupe d'esprits d'élite formait toujours la société de ses salons. Les réunions de choix reprenaient leur cours et si le cercle en était plus restreint, on comm('n(;ait à sentir que le temps, impuissant à éteindre les grandes douleurs, parvient peu à peu à les adoucir et à les calmer. C'était alors queBoileau chantait Bâville et traduisait ainsi ses sentiments :

Lamoignon, nous irons, libres d'inquiétude, Discourir des vertus dont tu fais ton étude. Chercher quels sont les biens véritables ou faux, Si l'honnête homme en soi doit souffrir des défauts, Quel chemin le plus droit à la gloire nous guide. Ou la vaste science, ou la vertu solide '.

Les vers du poète exprimaient bien « cette douceur de vivre », dont au siècle suivant Talleyrand devait vanter les charmes, les amis des Lamoignon la puisaient aux sources les plus hautes et les plus pures.

Les rencontres de Bourdaloue et de Boileau donnaient lieu parfois à des scènes plaisantes. Si l'humeur du prédicateur et la causticité du poète avaient éclaté dans le passé, elles étaient encore plus souvent aux prises. Une lettre de Brosselte, adressée à Boileau. permet bien d'en juger : « Dites-moi, je vous prie, la vérité du fait suivant, on m'a dit quun jour vous

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