‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 292 sur 347 · I. Sermon sur i Autnône · texte numérisé non relu

I. Sermon sur i Autnône

BOIRDALOI K, l.IIOMMi; HT LE PHÊTRi: 461

sa famille, m- lit (|ut' les resserrer davantage. La présence du religieux devint indispensable au foyer où le malheur avait fait un si grand vide elle s'y imposa avec plus de force encore que parle passé. François-Chrétien', fils du premier président, celui dont le i)rédicateur avait été le professeur de philosophie au collège deClermont^ devint le maître de liàville. 11 avait épousé Marie-Jeanne de Voisin, le 7 janvier 1674, trois ans seulement avant la mort de son père. Les Voisin étaient, eux aussi, une ancienne famille de parlementaires, originaires de la Touraine et alliés aux maisons de Broé et de Verthamont^ Durant le deuil paternel, Bourdaloue ne cessa i)as de frt'quenter les Lamoignon. François-Chrétien savait trop par lui-même la douceur qu'il y avait |)our les siens à voir et à entendre le meilleur ami de sa famille ; on aurait voulu l'avoir toujours, soit à Tancien hôtel dWngoulème, soit à Bàville, il portait si bien dans ses pensées le souvenir du grand absent. Peu à peu, grâce à Bourdaloue, le cercle des intimes se reforma et chacun de ses membres, qui gardait religieusement au cœur le culte du premier président, s'attacha au tils comme il s'était attaché au père. Du reste le nouveau maître avait hérité en tout de Fauteur de ses jours; il en avait la religion, l'honnêteté, la distinction, la bienveillance : il le faisait revivre.

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