Diclionnahe historique, t. U
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Aux approches ut aux luciiaccs de la maladie et de la mort, les grands, eu effet, recouraient à son ministère. En prc'sence de la souffrance et du malheur, Bourdaloue excellait à gagner les cœurs, l'ne paternelle indulgence adoucissait alors son autorité; doux, bon, compatissant, secourable, il répandait dans les âmes le réconfort, l'espérance et la paix. Ceux mêmes qui avaient ])assé leur xie loin de Dieu le demandaient pour confident avant de quitter ce monde. Bourdaloue reçut les aveux du chevalier de Rohan, le criminel d'Etat, condamné à mort en 1674, et fit entrer la résignation dans cette âme désespérée et jusqu'alors révoltée. Le gentilhomme l'aurait accueilli ainsi : « Mon Père, je n'ai pas besoin d'exhortation ])our mourir en honnête homme; aidez-moi à mourir en chrétien ^)) On ne doit pas ajouter foi à la légende inventée par Bayle. Le religieux n'eut pas à employer cinq ou six jours pour déterminer le chevalier à subir son châtiment. Il ne fut pas nécessaire de faire intervenir un certain capitaine aux gardes de la Bastille pour prêter aide au ministre de Dieu-; celui-ci réussit avec le P. Talon à incliner le pénitent à la soumission et à lui faire accepter le sacrifice de la vie\ En 1678, Bourdaloue assista M'"* de Gramont, princesse de Monaco, la sœur de Guiche, dont la vie, toute mondaine, s'était passée