La policesous Louis XIV, Pierre Clément
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si près de celui de M'"^ de Fontanges, el, en comparant le destin de l'une au destin de l'autre, il ne pouvait se défendre d'envier pour l'àme de celle qui paraissait devant Dieu une part des réparations de Louise de la Miséricorde. Vers cette époque, Bourdaloue recevait encore la confession de M. de Pomenars, ce qui faisait dire à M""" de Sévigné : <( Pomenars est allé à confesse au grand Bourdaloue. Ah! c'était une belle confession que celle-là ! Il y fut quatre heures. Il y avait huit ou dix ans qu'il n'y avait été^ »
Habile à ramener et à conquérir à la pratique de la foi les esprits les plus éloignés et les plus hostiles, Bourdaloue fut encore choisi de Dieu pour opérer la conversion du prince de Condé.Le héros sur lequel il demandait si ardemment au ciel de répandre « la plénitude de ses lumières et de ses grâces», celui qui avait rempli la terre de son nom et dont il voulait que «le nom fût écrit dans l'éternité», était lobjet des poursuites incessantes de son zèle et devenait enfin sa conquête. Bourdaloue, depuis son éloge funèbre de Henri 11, avait eu comme le pressentiment du retour du grand Condé à la religion. « Je m'étais assuré. Seigneur, que vous ne laisseriez pas ce grand homme, avec un cœur aussi droit, dans la voie de la perdition et de la corruption du monde... Ni mes vœux, ni mes souhaits n'ont été vains I Ce prince, qui m'avait écouté (allusion à son attention et à son