‹ Bourdaloue d'après des documents nouveauxChapitre 307 sur 347 · Lettre du 11 janvier · texte numérisé non relu

Lettre du 11 janvier

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saisissement à Faudilion deléloge funèbre prononcé I)ar BourdaloLie sur son auguste père), a, depuis, écouté votre voix secrète, et parce qu'il avait un cœur droit, vous l'avez éclairé et touché de vos divines lumières... Dieu m'avait donné comme un pressentiment de ce miracle " . » Bourdaloue, en effet, prépara la conversion de Condé durant les dernières années de sa vie. Aux approches de la fin, on entendit celui qui avait bravé la mort en mille rencontres affirmer la foi avec son intrépidité de soldat et s'écrier : Oui^ nous verrons Dieu face à face! Le P. Bergier assista le prince au moment suprême. Et comme celui-ci lui disait avec douleur : Je crains que mon esprit ne s'affaiblisse et que je sois privé de la consolation que f aurais eu de mourir occupé de Dieu et m'unissant à lui^ l'humble religieux ramena la ])aix dans le cœur du héros dont Bourdaloue devait si éloquemment dépeindre la droiture, la générosité, la vaillance et la grandeur. Les FH\ Bergier et de Champs entourèrent Condé de toutes les lumières et de toutes les consolations de la religion, heureux et fiers de rendre à Dieu Tàine du grand capitaine dont lietz a dit dans ses Mémoires : «. Ce serait une espèce de blasphème d'oser prétendre qu'il y a eu dans notre siècle quelqu'un de plus généreux et de plus intrépide que le prince de Condé. » 11 est probable que Bourdaloue, qui prêchait alors à Fontainebleau, fut appelé au chevet de Condé et qu'il assista à son agonie. Quoi

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