Sennon sur le Scandale
BUURDALOL'E. S
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prévaloir de leur faiblesse, à abuser de leur simplicité, à profiler de leur im))rudence, à tirer îivantage de leur vanité, à ébranler leur religion, à triompher de leur pudeur, à dissiper leurs justes craintes, à arrêter leurs bons désirs, à les confirmer dans le péché, a|)rès les y avoir fait honteusement tomber en les subornant; à les éloigner des voies de Dieu, lorsque, touchées de la grâce, elles commencent à se reconnaître et qu'elles voudraient sincèrement se relever. Ne sont-ce pas là, mondain voluptueux et impudique, les œuvres de ténèbres à quoi se passe toute votre vie? C'est donc l'office du démon que vous exercez. Combien d'hommes dans le siècle où nous vivons, emportés dans leur libertinage, insensibles à la damnation de leurs frères, et qui, bien loin d'être touchés de la perte d'une àme, y contribuent positivement, y travaillent de dessein formé, en cheichent les voies et les occasions et se glorifient comme d'un succès d'y avoir réussi*. »
Un tel langage devait, certes, faire baisser bien des têtes et rougir bien des fronts. Le roi ne pouvait se dissimuler que sa conduite criminelle justifiait ces accablantes admonestations. A qui, mieux qu'à lui-même, pouvaient s'ap|)liquer ces paroles? « C'est par vos sollicitations que cette àme s'est perdue; c'est par vos discours licencieux que sa pureté a été souillée ; c'est vous qui, par votre libertinage raffiné, lui avez gâté l'esprit; c'est vous qui, i)ar l'attrait et