Ms. S.: se réveille
Manuscril PHELIPEAUX.
et d'autre: on fait quelque petite prière, il faut l'avouer, mais je vous demande si c’est d'esprit.
Après on revient au logis et :l faut diner, et après le dîner, il faut donner encore du temps à s’accommoder. Car on n'en a pas encore assez donné le matin, il fautencore quatreoucinqheures, à se parer, à sé mirer, vet Île reste du jour on le passe au jeu et à des badineries, Et après cela je vous demande comment cette dame ira en paradis.
Pour les gens d'affaires, ah !
ils ne sont pas plus tôt éveillés qu'ils pensent à leurs affaires.
Texte de l'éd. BRETONNEAU.
peine fait-on le matin, le soir, une courte prière, et combien de fois y manque-t-on ? A peine entend-on une messe entière aux jours même commandés, et avec quelle piété y vient on ? A peine approche-t-on à Pâques des Sacrements pour satisfaire au précepte. et comment l’accomplit-on? Du reste, nulles bonnes œuvres, nuls exercices du christianisme, nul souvenir de l’éternité, nul sentiment de Dieu, nul retour sur soi-même, niexamens, ni lectures, ni prédications, ni aumônes, ni jeûnes ni pénitence.
N'est-ce pas là la vie de tant de femmes mondaines, qui n'ont, ce semble, point d'autres divinités qu’elles-mêmes et queleur corps?
N'est-ce point là la vie de tant de jeunes personnes de l’un et de l’autre sexe, qui n’ont point d’autres pensées que celles de leur plaisir ? N'est-ce pas là la vie de tant d'hommes délicats, qui n'ont point d'autre soin que de contenter leurs sens, et de se procurer toutes les douceurs d’une condition aisée et commode ?
N'est-ce point la vie de tant de hbertins que la débauche conduit à limpiété et à l'irréligion, et que lirréligion plonge encore plus dans la débauche ? N'est-ce pas là, dis-je, la vie d’une partie du monde ? Et quelle est la vie de l’autre ? La voici.
Ce sont des gens que l'ennemi de notre salut traite comme Pharaon traita autrefois les juifs. Ce