BOURDALOUE PROFESSEUR
est sensible, conclut très justement Mgr Blampignon, c’est que Bourdaloue et Massillon ont moins de réminiscences et d'images littéraires proprement dites que Fénelon et Bossuet 1.
À ne parler que de Bourdaloue, et sans oublier Ja différence des aptitudes natives, Jaissons à part toute comparaison avec Fénelon, par exemple, qui, avant d’avoir été « précepteur du duc de Bourgogne, était autrement fleuri et enthousiaste dans ses lettres de jeunesse, que ne l'aurait pu devenir notre orateur après des années de « reprise des études classiques. » Il est en effet remarquable que, si on a pu écrire un chapitre sur Bossuet homme de lettres”, il est difficile d’intituler même un paragraphe Bourdaloue humaniste. Elles sont rares en effet les réminiscences des auteurs anéiens dans les sermons de Bourdaloue, et encore, s’il invoque Sénèque ou Platon, les seuls à peu près qui, avec le « Philosophe », se rencontrent appelés en témoignage, c’est, avouons-le avec la préoccupation «d’une morale » à ürer de leur parole, nullement à ütre d'ornement füt-il appelé naturellement par le sujet. Bourdaloue n’a point même, comme Bossuet dans son sermon de la Nativité de la Sainte- Vierge (prèché d’ailleurs en 1652, longtemps avant la naissance du Dauphin), à s'arrêter brusquement et à se reprendre d’avoir été sur le point de sortir des «histoires sacrées Ÿ ». Peut-être que plusieurs des exemples « historiques » employés par Bourdaloue, ont disparu dans lPédition, comme les allusions aux contrats de rente ou aux droits féodaux que nous retrouvons dans Îles