LES SUPÉRIEURS DE BOURDALOUE
tout cas seraient à mettre en regard du bel autographe de la lettre au cardinal de Bouillon.
Disons un mot des Pères nommés ou désignés dans cette formule des vœux. Le supérieur entre les mains de qui Bourdaloue remit cet écrit après lavoir lu à haute voix, avant la communion, est le P. Mathieu de Flesselles. Appartient-il à la famille du fameux prévôt des marchands Jacques de Flesselles, massacré à la prise de la Bastille et dont la tête, portée sur une pique, servit de trophée aux vainqueurs ? Je n’ai pu m’en assurer. On sait d’ailleurs peu de choses sur son compte. Né à Orléans le 15 août 1619, entré dans la Compagnie de Jésus, le 24 mars 1639, à Paris, profès à Eu, le 24 juin 1656, il paraît n’avoir suivi que la filière commune, dans sa vie de régence qui se borne à quatre ans d'enseignement de la grammaire, une année d’humanités, une autre de rhétorique. Inauguré recteur à Eu, le 25 novembre 1664, il resta dans cette charge jusqu’au 16 mai 1668. Il passa le reste de sa vie, comme père spirituel, dans différents collèges, et mourut à Amiens le 27 octobre 1680. Tout son éloge, ou du moins la majeure partie tient dans les mots : «homme exact dans l'observation des règles !. »
Quant au Père général, dont le recteur du collège d’Eu était le représentant pour recevoir les vœux du nouveau profès, il est quelque peu célèbre. Cétait le P. Jean Oliva, que nous retrouverons, en 1671 et années suivantes, correspondant de notre orateur. Orateur distingué lui-même, le P. Oliva, onzième général de la Compagnie de Jésus du 31 juillet 1664?, Jusqu'à sa mort, 26 novembre 1681, devait en 1074, comme nous le verrons en son lieu, recueillir à Rome, en qualité de prédicateur apostolique, à la cour pontificale devant Clément X, des