LE SERMON DE BOURGES
saluèrent son arrivée nous apprennent aussi que l’archevêque était absent de Bourges, et si Bourdaloue prêcha en ce dimanche du bon Pasteur, — ce qui est plus que douteux — ce ne fut pas en tout cas, le traditionnel sermon de Bourges, dont, comme l’on voit, nous ne découvrons pas trace. Plus probablement, après le carême, une des stations de Paris peut-être, à moins qu'il ne s'agisse du retour de Montpellier, que Bourdaloue quitta le 20 avril, huit jours avant le dimanche du bon Pasteur (28 avril), Bourdaloue qui venait chercher du repos, ne céda point encore à ce madrigal engageant :
R. Parrr BOURDALOUE Biturigas venienti Dominica die pastoris boni 1. Quando praesul abest, pastor bonus, huc ades, 1mo Ta potes absentis praesulis esse loco.
Notre chef est absent. Bon pasteur, Dieu t'envoie : Tu peux, à son défaut, nous guider dans la voie.
Ce ne fut donc que plus tard que Bourdaloue rompit enfin le silence à Bourges, et ce fut pour donner, à une date qui nous est inconnue, mais dans un monastère de religieuses, un sermon dont le sujet nous est révélé par une des pièces latines de Fourcroy. Lisons les trois épigrammes qui récompensèrent ce discours tant désiré ; nous verrons ce qu'il en faut conclure sur «le sermon de Bourges», soit à titre de point sûrement acquis, soit comme conjecture probable :
Rpo Parrr BOURDALOUE Biturigis concionanti apud Moniales ?.
Orator unus omnium,
Princeps in aula maximus,
In aede parva non minor Utramque majorem facts.