L'AFFLUENCE AUX SERMONS
est sûr qu'il fut une fois du moins parmi les auditeurs. Mais si cette assertion ne suffit guère à reconsutuer le cadre ou l’auditoire de Bourdaloue, les faits allégués par le document de l’historien de la Maison professe attestent Je grand empressement de la foule. Les places disputées sont un signe qui reparaîtra à mainte reprise; on aime à le voir constaté, € avant la lettre » .… de M" de Sévigné -par un témoin de la première heure :
Dès six heures du matin, poursuivent les annales privées déjà invoquées, les valets se rendaient à l'église et gardaient les places de leurs maîtres pour le sermon de trois heures de l'après-midi. Les ennemis de la Compagnie rendent eux-mêmes témoignage au mérite de l’orateur ; ils vantent sa doctrine, son action.
Gui Patin ne peut être rangé parmi les partisans du « Joyolitisme » ; supposons donc que sa lettre si connue du 1/4 janvier 1670 à Falconet, est ici visée avec d’autres aveux analogues.
Il serait inutile de la redire. Mais il lui faut donner son rang, parmi les autres attestations rapportées à leur date; il faut surtout corriger l’idée qui semble en ressortir que le père du jésuite Bourdaloue ne s’était mis en route pour l'entendre, qu’au bruit de ses premiers succès. Les dates démentent cette conclusion.
Il y a ici, écrivait, la station une fois close, l’infatigable nouvelliste, un certain jésuite, natif de Bourges en Berri, fils du doyen des conseillers de ce présidial, nommé Bourdaloue, qui prèche aux jésuites de la rue Saint-Antoine avec tant d'éloquence et une si grande affluence de peuple que leur église en est plus que pleine. Son père était parti de Bourges pour le venir entendre prêcher à Paris, mais il est mort en chemin...1
gendre de Mw de Sévigné, Jean-Baptiste-Adhémar de Monteil, abbé d'Aiguebelle, évêque de Claudiopolis, coadjuteur, puis archevèque d'Arles. Mu: de Sévigné parle dans ses lettres de ses succès oraloires, V. t. x17, p. 278, notamment t. 11, p. 21, elle dit dans sa lettre du 3 décembre 1670, du sermon prêché ce jour-là devant la Reine : « Votre frère a prêché tantôt avec une approbation générale et sincère. » Lettre du 30 juillet 1677, .V. p. 244, etc.