‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 202 sur 367 · LA SÉRIE DES (JOURS DE SERMON · texte numérisé non relu

LA SÉRIE DES (JOURS DE SERMON

désordre à la vie austère, pour qu’on ne cherche point en dehors de lui l'instrument de son retour à Dieu. Pas plus que dans la campagne qui évinça enfin M" de Montespan, il ne faut affirmer que la part principale appartient à Bourdaloue ; Mgr Blampignon a eu raison de protester contre une tendance du P. Lauras à changer en panégyrique ce qui doit rester une histoire !. 12 février, 1er jeudi du carême.

13 1er vendredi.

19 1er dimanche.

16 — 1er lundi.

Le — 1er mardi.

18 — 2me mercredi. — Auquel, ou mieuxauxquels,

de ces sermons assista M" de Sévigné? Nous savons seulement par sa lettre du 18 qu’elle se partageait entre ses deux orateurs préférés :

Je vais aux sermons des Mascaron et des Bourdaloue ; ils se surpassent à l'envi ?.

19, second jeudi ou jeudi après le premier dimanche du carême. — Aucune mention ne se rencontre jusqu’au vendredi 27 février, mais de nouveau c’est un mot très général nous disant que M de Sévigné va Ctour à tour » aux sermons de Saint-Gervais, sa paroisse, et à ceux de Notre-Dame :

Mascaron, Bourdaloue, me donnent tour à tour des plaisirs et des satisfactions qui doivent pour le moins me rendre sainte

6 mars, vendredi après le troisième dimanche, si toutefois c’est bien à ce sermon que se rattache la lettre, écrite à deux reprises et coupée par un billet de Charles de Sévigné :

Le Père Bourdaloue a prêché ce malin au delà de tous les plus beaux sermons qu’il ait jamais faits #.

. Étude sur Bourdaloue, p. 9.

À 3. Ibid., p. 88.

La marquise continuait d’alterner «les plaisirs et les sausfactions » que lui causaient ses deux prédicateurs. Elle écrit, le 11 mars, qu’elle a reçu à sa table la veille {mardi 10 mars) son prédicateur de Saint-Gervais !.

Bourdaloue n’est pas oublié et M”° de Sévigné ne le sépare Jamais de son rival si goûté. Dans la même lettre, elle revient à deux fois et nous apprend la vogue, la presse et les disputes de préséance occasionnées à Notre- Dame par les sermons de ce carême :

Je dis un peu de bien de moi en passant; j'en demande pardon au Bourdaloue et au Mascaron. J'entends {ous les matins ou l’un ou

l’autre ; un demi-quart des merveilles qu'ils disent devroit faire une sainte 2...

Enfin dans le post-scriptum hâtivement ajouté après la réceplion de la lettre attendue de sa fille :

Le P. Bourdaloue prêche : bon Dieu ! tout est au dessous des louanges qu'il mérite, L'autre jour notre abbé y eut un démèlé avec Monsieur de Noyon 3 qui lui dit qu'il devoit bien quitter sa place à un homme de la maison de Clermont. On a fort ri de ce titre pour avoir la place d'un abbé à l’église #.

Î. CIl m'a trouvée, dit-elle d’un gentilhomme de Provence, avec le Père Mascaron à qui je donnois un très beau diner, Il prêche à ma paroisse; il me vint voir l'autre jour : j'ai trouvé que cela étoit d'une vraie petite dévote de lui donner un repas. Il est de Marseille et a trouvé fort bon d'entendre parler de la Provence. »

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