‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 201 sur 367 · Pauthe, p · texte numérisé non relu

Pauthe, p

3. Chérot. Lettre inédite de Bourdaloue au cardinal de Bouillon, p.20. Encore faut-il peut-être reculer cette date. On lit au Journal de Renaudot, p. 260 : «J'ay présenté vers le commencement de celle année 1669 un poeme latin fort ample avec des épigrammes et autres compositions en grec, chaldaïque, syriaque, hebreu, om2yptiac (sic) et samaritain. surle sujet de la nomination que le roi a fait de sa personne à la dignite de cardinal à la première promotion. » Il est vrai que la reponse pontificale et la promotion se firent attendre.

4. « La jeune éminence, écrit M le chanoine Pauthe, avait un goût très prononcé pour l'éloquence sacrée (témoin la lettre de Bossuet sur le style, etc.). Tout cela nous permet de supposer que le cardinal ne manqua pas d'aller entendre le sermon sur la Pensée de la mort. À cette époque (?) le duc d’Aibret était nommé grand aumonier de France» (p. 81.) Puisque l’estimable auteur indique en note la date de cette nomination, 11 déc. 1671, comment y voir un argument pour insinuer l'assistance probable à un sermon du {1 février ?

ne peut dire que M"° de Sévigné dans une lettre du vendredi 13 mars! que nous reverrons à son heure, a pu préciser pour nous la date du sermon des Cendres prononcé plus d’un mois auparavant, et il eût fallu citer tout entière sa phrase : «quelles divines vérités nous avez-vous dites aujourd’hui sur la mort. » Précision d'autant plus nécessaire qu’elle nous amène à conclure que dans ce même carême, à quelques semaines de distance, Bourdaloue traita deux fois ce sujet de la mort.

Le jour même où Bourdaloue prêchait à Notre-Dame ce sermon des Cendres, M de la Vallière fuyait une seconde fois ? la cour pour se reürer à Chaillot, bientôt ramenée, non plus ce jour-là par le roi lui-même, mais par Bellefonds où Lauzun et Colbert. Ce départ ne peut être rapporté aux sermons de dom Cosme, qui n'avait donné que celui du 2 février, mais n’a pas besoin d’être rattaché davantage à l’avent de l’année précédente ni à l'influence de Bourdaloue. Le souvenir de Bossuet est assez étroitement lié aux acheminements de cette pénitente, du

1. Et non pas16 ni 18. (Pauthe, p. 75) «Il y est dit dans l'exorde : « Cette église où nous sommes assemblés, nous prêche mieux par son deuil cette vérité que je ne puis le faire par toutes mes paroles, Mme de Sévigné précise la date dans sa lettre du 16 mars. HEC. à

?. Sur la date de la première tentative, v. mon étude De munere paslorali Bossuet. 24 fév. 1662, p. 18. — «Le 11 février (1671), Mme de la Vallière se retira à Chaillot chez les religieuses de Sainte-Marie, et laissa une lettre pour le Roy, où elle luy annonçoit sa retraite, et qu'elle n’emportoit que son habit gris, laissant le surplus comme étant au Roy. Le Roy envoya M. de Bellefouds et ensuite M. Colbert avec ordre de la mener à Versailles, où il alloit, ce qu'il fit, et la dame y alla sur la parole que le Roy trouveroit bon qu'elle se retirast, si elle persévéroit.» (D'Ormesson, Journal, 11, p. 610). Mme de Sévigné qui, dans sa lettre du 18 février, parle à mots très couverts d’un incident des fêtes du carnaval, est commentée par un passage des Mémoires de Mademoiselle de Monltpensier : « La cour partit le premier jour de carème pour aller à Versailles. Il y avoit eu un bal aux Tuileries, où Mesdames de Montespan et de la Vallière n'avoient point paru : l'on en démêla la raison le jour qu'on s'en alla. La dernière, méconteute de l'autre, alla se jeter dans le couvent des Filles de Sainte-Marie de Chaillot. Le roi y envoya M. de Lauzun et M. Colbert ; le dernier la ramena avec lui. Le Roi et Madame de Montespan ne cessèrent point de pleurer, etc.» Il faut voir le texte exact de l'édition Chéruel, cité dans Mme de Sévigné, t. 11, p. 68, n. 6. Celui de l'édition Petitot, t. xLnr, p. 300, est différent,

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