‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 214 sur 367 · L'ORATEUR (DES ROIS · texte numérisé non relu

L'ORATEUR (DES ROIS

3° La constatation ironique de Bouhours, réclamant contre le bel esprit provincial qui risque « de mal placer le Roy» en le joignant avecles «prédicateurs » (février 1674).

4° Postérieurement à 1679, à une date inconnue, peut-être l’épigramme du P. de Fourcroy ‘ :. Rex oralorum regisque orator in aede, car regis au singulier ne semble ici exigé que « pour les besoins de la cause » plaidée par le poète.

5° Le dessin original de 1704, avec les deux vers consacrant en quelque façon le mot dont se plaignait le puriste de 1674.

6° Le P. X. de la Sante (1728), dans sa harangue latine du 28 janvier, prononcée à Louis le Grand.

7° La notice nécrologique louant en 1741 Bretonneau d’avoir édité celui qui fut « orator ille requm, idemque rex oratorum ?. »

Le P.Chérot avait donc bien rencontré, sauf en un point. Trop facilement, il a supposé que, sans chercher un second roi, à défaut de Jacques IT, venu trop tard, il fallait seulement voir dans le pluriel de l'expression leffet d’un besoin de symétrie. Le roi en effet n’est point celui d'Angleterre ; c’est l’ancien roi de Pologne, attentif à suivre en 1671 les prédications de Bourdaloue. Justifiant davantage l’antithèse imaginée à celle occasion par un provincial, notre prédicateur allait retourner à la cour, « devant le Roë. »

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