Gazelle de Robinet du 4 mars
2. Il ne devint abbé de Chaume qu'après la mort de son père, comme
l'a fait remarquer Varin, la Vérilé sur LES Anal EEE ep AMIR MCE comme il le dit lui-même dans ses Mémoires, au mois de novembre 1674 (WATT epD: 175).
INCIDENT DE Mme DE GUISE 365
membres de la famille Arnauld, adressée à Isaac de Feuquières'. Cette curieuse lettre autographe est aux mains du P. H, Chérot, qui m'a mis à même de l’étudier. Elle nous montre lintérêt que prenait le neveu du grand Arnauld à suivre ce carême de Bourdaloue :
Depuis que la cour est à Versailles 2, écrit-il, ie ny ai pas esté ayant eu touiours des affaires icy, et de plus prenant plus de playsir dentendre les beaux sermons du p. bourdalou, que daller patrouiller daus les boues de Versailles, Lon a trouvé mauuais à la cour de ce que le p. bourdalou à son sermon ou il auoit Mad. de guise et M. larcheu. de Paris auec sa grande croix devant luy, il fit son compliment à son Archeu. et ne parla pas à Mad. de guise, pretendant cause d'ignorance.
Comment savoir à quel sermon se rapporte le fait? Il semble au moins que la formule « son sermon où il y avait M" de Guise et larchevêque » désigne une circonstance qui ne s’est guère reproduite, et que la coïncidence de ces deux assistances illustres n’a point eu lieu plusieurs fois.
Cette querelle de préséance, faisant écho, après un si court intervalle, à celle de la princesse de Carignan et du cardinal de Bouillon, témoigne de la part de Bourdaloue un parti-pris arrêté. Il garde le silence avec «les mères de l’Eglise » et réserve ses compliments aux prélats. La faveur de ces dames — M"° de Sévigné nous les a naguère montrées réunies en nombre pour l’entendre à Notre-Dame * — ne le touche pas plus que les « qu’en dira-t-on » de Versailles. Il n’a cure ni de la ville ni de la cour. Et le « beau monde» de Saint-Eustache, pour employer l’expression de Robinet, en fut sans doute plus édifié.
1. Avec Antoine Arnauld d'Andilly, ont écrit, dans cette lettre : Henri Arnauld, l'évèque d'Angers, Armand de la Porte et de la Meilleraye, duc de Mazarin, la comtesse de Rebenac, femme de François du Pas de Feuquières, et la femme du destinataire Anne-Louise de Gramont, marquise de Feuquières.