LE PREMIER CARÈME A SAINT-EUSTACHE
précédentes ne cessaient de nous rappeler, d’un ton assez uniforme, nous est attesté ici par la Gazette de Robinet, à la date du 4 mars. Les formules seules varient :
Le Père Bourdaloüe ici A Saint-Eustache charme aussi :
Et ce profond et large Temple A peine se trouve assez ample Pour contenir le grand concours Du beau monde que {ous les jours En son auditoire 1l attire Et qui, de plus en plus l’admire
ES, Je fis ceci le 4 Mars
Mois à manger des épinars !
Le { mars était, en 1673, le samedi qui précédait le troisième dimanche de carême. Les prédications avaientelles réellement lieu fous les jours, expression déjà employée par M de Sévigné à propos du carême de Notre-Dame ? Sauf pour le samedi que je ne me souviens d’avoir rencontré nulle part, tous les autres jours de la semaine élant représentés dans les sermons recueillis par les copistes, je croirais volontiers à ces prédications quotidieunes. À moins qu’on ne suppose que lépistolière et le gazelier ne parlent à leur public au fait des habitudes régnantes que de «tous les jours » de sermon. Nous avons encore un garant assez inattendu de cette affluence, qui remplissait la plus grande église de Paris après Notre- Dame et Saint-Sulpice. La concurrence faite par Saint- Eustache à la cour, c’est à dire à Le Boux, l’évêque de Périgueux, y prêchant son troisième carême, nous est attestée par une lettre d'Antoine Arnauld, le futur abbé de Chaume ?, ou mieux par une lettre collective de divers