MANUSCRITS DATÉS
sermon de la Passion que le Pére de Bourdaloïüe (sic), lesuite, fit avec un merveilleux succez : & au retour Leurs Altesses Royales, avec lesquelles, estoit Mademoiselle, allerent en l'Eglise des Feuillans, assister à l'Office du jour 1.
La Gazette du 7 revient sur la journée du 31 mars, pour raconter .… les stations du Jubilé faites par Monsieur, à pied, et par Madame, en chaise s'estant rendue à Notre-Dame, mais visitant à pied les Eglises d’alentour.... Le 31 dn Passé, reprenait la feuille officielle, Monsieur entendit en l'Eglise Saint-Eustache sa Parroisse, le Sermon de la Passion que le pére Bourdaloüe Iésuite, fit avec grande édification de
son Auditoire. L’apresdinée son Altesse royale fut a pied, faire ses Stations du Jubilé, en l'Eglise Nostre-Dame &c.?
2 avril, Pâques. — Le 2, Feste de la Resurrection, Leurs Altesses Royales firent leurs devotions en l'Eglise S. Eustache : où Elles entendirentaussi Vespres, & la Predication du Père Bourdaloüe,.. #
Ne faudra-t-1l pas attribuer à l’année 1673, et par suite au carême de Saint-Eustache trois sermons du manuscrit fr. 9637 de la Bibliothèque nationale, portant des dates liturgiques qui semblent cadrer surtout avec le calendrier de cette année? Le malhear est que l'accord n’est pas sans difficulté et ne semble pas pouvoir se faire en rapportant à la même année les trois sermons; d’ailleurs plusieurs dates d’année sont possibles pour chacun des discours. Au reste on n’est pas forcé de croire que ces sermons, bien que recueillis ensemble, fassent un seul bloc, fragment d'un même carême. Notons cependant qu'ils se suivent, à intervalles divers, dans le cycle liturgique, et sauf le dernier,
1. Gazelle, 1% avril 1673, n° 38. Cette mention de Mademoiselle (la fille de la première duchesse d'Orléans et future reine d'Espagne) après les mots : au retour, et nullement indiquée au sermon de Bourdaloue, est d'autant plus à signaler que la Gazelle du 7 avril, racontant le vendredi saint à la cour, énumère parmi l'auditoire royal de l’évêque de Périgueux, le dauphin et Mademoiselle d'Orléans, qui est donnée aussi comme assistant à l’oflice à Saint-Germain ”.