SERMON SUR L'OBÉISSANCE A LA LOI
signalé dans le premier sermon des Mystères parmi les sermons assignés à cette fête !. Comme fond et comme sujet général, soit, mais sauf les remaniements, suppressions et additions possibles.
L’orateur a dû, un jour ou l’autre, à la cour peut-être, reprendre ce même sujet de l’obéissance à la loi. Je ne me ferais point fort de faire cadrer avec l’année 1074 toutes les allusions historiques de la péroraison. Mais pourquoi M. l’abbé Hurel a-1-il affirmé ou du moins insinué que ce sermon @ fut prèêché devant la cour, mais ron à la cour ? » Il y a de sûrs indices, nous déclare-t-il, et généralisant des exemples qui seraient discutables ?, il insinue que la cour se transportait d'ordinaire (?) dans une paroisse où elle entendait, mêlée au peuple, le sermon d’ouverture de sa station. Cest peut-être un peu confondre le temps de la reine-mère avec celui de Louis XIV. M. l'abbé Hurel, pour qui Bourdaloue n’a pas eu d’autres sermons que ceux que nous lisons, aurait dû hésiter davantage à tirer argument de textes, maintes fois remaniés, dans son hypothèse surtout. Comment peut-il conclure, parce que, dans le sermon imprimé, l’orateur s'adresse aux grands et aux petits, que son discours n’a pas été prononcé à la chapelle royale, mais devant un auditoire mélangé? La Gazette, d’ailleurs, dit explicitement que le sermon a été prêché à la chapelle du château. Quant à ne trouver dans le sermon rien de terrifiant, cela peut aussi dépendre des appréciations et surtout des époques. Nous ne sommes pas toujours bons juges de ce que les courtisans regardaient comme «des hardiesses à faire trembler » ..… pour @ l'avenir » du prédicateur, ni des chances qu'il perdait de reparaître à la cour.
DNA CE 9 Les Orateurs sacrés, t.u1,/p: 9; note?
Enfin, nous ignorons ce que l'édition a laissé de ces passages poussés avec une force apostolique. Au lieu donc de commenter le discours de Bourdaloue, comme l’a fait le P. Lauras, ou plutôt comme lon fait encore pour y retrouver la justification des paroles de M°*° de Sévigné, il est permis d’y voir une confirmation des craintes auxquelles nous a fait conclure la discussion préalable de l’authenticité des sermons édités f.
11 février, premier dimanche de carême.
14 — , mercredi après le premier dimanche.
Gazette du 17 février. De Versailles. Le mesme jour (14) leurs dites Majestez, avec lesquelles estoyent Monseigneur le Dauphin, Monsieur & Madame, entendirent comme Elles avoient fait lire, la
Predication du Père Bourdaloüe, Iésuite, dont toute la Cour fut merveilleusement satisfaite... ? |
25 février, troisième dimanche de carême. — Est-ce à ce Jour, et aux sermons qui le précèdent et le suivent immédiatement que va léloge très général et atteignant par conséquent l’ensemble du carême, que M" de Maintenon écrivait le 2 mars ?
Le P. Bourdaloue fait ici des merveilles, Notre duchesse et moi 3 nous le voyons tous les Jours #.
Comme le 2 mars est le vendredi après le troisième dimanche, on peut appliquer, mais non restreindre à ce jour, la phrase de la lettre écrite à cette date à l'abbé Gobelin.
4 mars, quatrième dimanche de carême. — (C’est aussi aux sermons précédents, et peut-être à celui de la
1. Lauras, t. 1, p. 268-281 Il a remarqué toutefois que la péroraison renferme des traits propres à 1680 ; ce que n’a pas vu M. l'abbé Hurel, ni plus récemment M. l’abbé Pauthe, qui parle de la paix donnée à l'Europe en 1674 (!) P. 105.