‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 254 sur 367 · PA D · texte numérisé non relu

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C'est possible, bien qu'il y soit question surtout de protester contre la fausse sévérité et ses exagérations. Du reste il semble plus vraisemblable que le sujet traité dans le premier avent, sur la Sévérité de la Peénitence ait été adapté à peu de frais au troisième ou quatrième sermon du carême à la cour. Fréquemment Bourdaloue dut, étant données ses préoccupations et son attentive vigilance à combattre le jansénisme comme à réprouver le laxisme, faire campagne sur ce terrain. A la fin d’un des sermons du manuscrit Phelipeaux, Bourdaloue venge la « direction des consciences » d’un reproche qui devait être courant, celui de s’immiscer dans les affaires ou démarches du pénitent. Le pécheur qu'il met en scène Juge que le confesseur lui pose des questions inutiles à la guérison de son âme. Dans cette péroraison, qui tourne un peu court, l’heure pressant alors suivant toute apparence, Bourdaloue maintient ce droit du confesseur à questionner celui qu'il veut guérir, comme le ferait pour la santé du corps le médecin qui a besoin pour établir son diagnostic d’être mis au courant des habitude de son client !.

Bien des passages tirés des sermons imprimés ou manuscrits établissent donc que le sujet des devoirs du confesseur, de sa fermeté, de sa compétence était parmi les matières traitées par Bourdaloue. Nous l'avons vu d’ailleurs ?, le sujet de la Sévérité de la Pénitence. celui même de l'Avent, à reparu au Carême d’après le manuscrit FH. au jeudi de la troisième semaine, et encore, le jour même des Rameaux de 1077, comme nous le dirons à sa date, durant le carême de Saint-Sulpice. Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que ce même

1. Sermon de la fausse prudence du monde, vendredi après le dimanche de la Passion (fin). Sermons inédits, p. 303. V. plus bas, p.411, note ge. 2. V. plus haut, p. 961. |

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