LES SOLUTIONS HASARDÉES
Au sermon du premier dimanche de carême, on lit dans l'édition :
Semblable à un grand Roy qui, pour repousser les ennemis de son Estat et pour dissiper leurs ligues, ne se contente pas de lever des troupes et de donner des ordres ; mais paroist le premier à la teste de ses armées, Jésus-Christ, etc. Or, si l'exemple d’un Roy a tant de force et tant de vertu, comme vous le savez, chrestiens! .…,
Ces mots, que l'historien souligne, lui paraissent décisifs et il les rapproche de l’annonce parue (ou mieux à paraître) dans la Gazette, de la levée des quatre armées signalées plus haut. À ce même appel, il attribue l’allusion faite par l’orateur, vers la fin de la première partie de son discours, aux engagements les plus forts que nul de ses auditeurs n’hésiterait à rompre si le service du roi l’appelait à son poste de combat ?.
Sans doute on pourrait (illustrer » ces allusions par des faits contemporains de cette station, citer les lettres de Mr° de Sévigné, et celles de son fils, le « guidon à barbe grise » annonçant à sa sœur un départ qui semble bien contrarié :
Je vais partir de cette ville, Je m'en vais mercredi tout droit à Charleville, Malgré le chagrin qui m'attend 5.
Comme Charles de Sévigné, bien des courtisans partrent en avril 1676 pour leur brigade { et vérifièrent l’affirmation du prédicateur. Est-ce assez pour fixer le sermon à cette année-là ? Siles mots « comme vous le savez, chrétiens, » font allusion au départ, peut-être annoncé, du roi pour l’armée de Flandres, ce qui suit &et comme vous l'avez tant de fois reconnu vous-même, » ne sera-t-il pas mieux vérifié encore après quelques nouvelles campagnes du