Sévigné, t. IV, p
soit, aussi sûrement qu'il le dit, à dater de cette année 1676". Les allusions historiques qu’il y souligne me paraissent trop aisément applicables à d’autres campagnes pour fournir un point d’appui solide.
Ce n’est pas faire avancer l'établissement de la chronologie des sermons de Bourdaloue, que de proposer de nombreuses dates. Si en effet, comme le disait complaisamment le P. Chérot à propos du récent historien de Bourdaloue, «il est possible avec le temps que (les) hypothèses viennent à se vérifier ?», cel avantage problématique est largement compensé par de graves inconvénients. Le (temps » nécessaire pour repousser la possibilité desolutions trop facilement mises en avant, pour effacer ces fausses pistes qu'il eût été plus scientifique de ne point amorcer, sans compter le danger des affirmations qui vont se répétant et s’aggravant jusqu’à prendre corps et à circuler dans le grand public, sont autant de fâcheuses conséquences d’une hardiesse d'investigation qui ne serait pas secondée par la sévérité de la critique. Feugère, qui n’a point évité toute erreur (nous avons déjà eu à le réfuter) n’avait pas du moins l’habitude de reconnaître trop vite dans le texte des sermons des allusions historiques, souvent peu précises et banales. Le P. Lauras, dans ce carême de 1676 et dans maint endroit de son ouvrage, a au contraire soulevé une foule de suppositions qui sont loin d’être des résultats acquis, et que les biographes suivants n’ont point assez discutées. Par exemple, ce sermon attribué par lui au 22 février 1676. Le désagrément d’avoir à déblayer sans cesse un terrain qu'il eût mieux valu laisser vide, sera suffisamment rendu sensible par ce seul spécimen, Pour nous épargner désormais l'obligation de nous attarder partout à des discussions analogues.