Ibid
2. Celle de Cassel, notamment, qui, remportée par Monsieur, le jour des Rameaux, dimanche {1 avril, fournira l’année suivante (3 avril) à Bourdaloue un exorde, à pareille date liturgique, durant son carèême prêché à Saint- Sulpice. Les récits enthousiastes des journaux du temps, la Gazelle, mais surtout le Mercure, seraient le commentaire historique de ce sermon des Rameaux, un des plus intéressants inédits que nous ayons eu la bonne fortune de rencontrer.
3. « Pendant que chacun s'estoit interdit tout ce qui pourroit contribuer à luy donner du plaisir, écrit le Mercure, la dévotion du Jubilé a regné dans tout Paris; celle de la Reyne, & de Monsieur le Dauphin a édifié tout le monde, & l'exemple de Monsieur de Paris, & des plus grands Magistrats qui ont visité soixante" Eglises à pied avec une piété qui ne peut assez estre estimée à inspiré une nouvelle ardeur à ceux qui travailloient à leur salut avec le plus de zele. » Mercure galant, avril, t, 11, p. 4.
4, V. plus haut, p. 50 col. 2, dans le compliment de Fléchier à la Reine, au 31 juillet 1679, l'allusion à ces prières de la Reine : « Ces larmes que vous avez versées au pied des autels ont fait croitre ces lauriers si frais, dont Dieu a couronné le roi votre époux. »
* Jlest permis, en cette année jubilaire, de souligner ce chiffre qui a son éloquence.
420 CARÈME DE ROUEN
On redoute peu la furie
Des Rodomonts des Pays-Bas ; Le feu, le sang et la tûrie
Ne sont pas toûjours leurs ébats Et pour les mettre tous à bas, Le Roy combat, la Reyne prie !.
Pendant que Cotin rimait ces rodomontades qu’il essayait de rendre légères, la Gazette donnait avec exactitude les dates des différentes « dévotions » de la Reine et du Dauphin. Une de ses annonces semble en contradiction avec nos renseignements de Rouen :
La Bulle pour le Iubilé « de l'Année Sainte » *, que le Pape a accordée au Roy, seulement pour la Maison Bioyale el pour cette ville, ya esté publiée cette semaine par l’ordre de nostre Archévesque, & les Stations ont esté commencées le 3° de ce mois. (Çazette du 6 mars, Near, p.176.) |
Il est constant qu'il y eut un Jubilé à Rouen en 1077, et l'affichage consigné dans les comptes du sacristain de la cathédrale, semble relatif au temps du carême. Le privilège donné comme exclusif pour la ville de Paris, si toutefois la notification de la Gasette es exacte, tiendrait-il seulement à l'extension plus grande à Paris du Jubilé et des faveurs concédées ? L’explication suffirait; peut-être pour la Cour et Paris seulement une bulle spéciale aura concédé le Grand Jubilé, assimilé à celui de l’année qui commence un siècle, le reste des villes n'ayant qu'une bulle en forme ordinaire. A quoi bon d’ailleurs être fixé sur celte assimilation ? Les dates de l’ouverture ou clôture de la quinzaine solennelle dépendant apparemment des évêques de chaque diocèse, nous sommes peu aidés par l’annonce des exercices du Jubilé à Paris, et nulle communicalion ne fut faite de Rouen à la Gasette, qui puisse