LE PROPOS DU P. D'HAROUYS
indiquer la date du problématique sermon d'ouverture.
Du moins faut-il bien spécifier maintenant, comme l'avait fait, après le P. Lauras, Mgr Blampignon, l’existence de ce carême de Rouen. Feugère, dans sa liste des stations prêchées par Bourdaloue, ne lavait point soupçonnée. Il se bornait à dire: « En 16737, il n’est désigné pour aucune paroisse! . » Et de fait, se rapportant comme 11 le fit uniquement à la Liste des Prédicateurs, il devait arriver à cette omission. Pourtant le travail de M. l’abbé Picard, sur Bourdaloue à Rouen, et le dernier paru, du moins alors sur le sujet, date du 21 janvier 1848. Feugère ne connaissait cependant que le propos du P. d’Harouys, mais il le rapporte à tort, comme nous Pavons vu ?, au séjour de 1668-1669. Les gg etles 175 livres payées à ce prédicateur après son avent et son carême nous prouvent qu'il fut bien à Rouen le successeur de Bourdaloue, et pacifia la ville mise en mouvement par notre orateur. Il nous faut bien nous rabattre en effet sur cet unique témoignage, non sans déplorer que le succès qu’il constate n’ait point laissé plus de traces dans la cité ainsi remuée.
Le propos dut être tenu, d’après sa forme même, avant le 23 juillet 1692, jour de la mort de Ménage, car il est relaté comme personnellement entendu :
Le P, d'Harrouis me disoit, lit-on en ce recueil « Lorsque le P. Bourdaloue précha à Rouen, tous les artisans quittoient leurs boutiques pour l'aller entendre ; les Marchands, leur négoce ; les Avocats, le Palais; les médecins, leürs malades : pour mot, lorsque j'y préchai l'année d’après, je remis toutes choses dans l’ordre ; personne n'abandonna plus son emploi 5. »
S'il en fallait croire la rédaction, déjà modifiée, du Praedicatoriana telle que Peignot Pa éditée, ce serait