REDITE DU SERMON SUR LE RENONCEMENT
Prétendre retrouver, dans celui des six sermons de Bourdaloue sur la vie religieuse qui à pour ütre du Renoncement religieux et des récompenses qui lui sont promises !, le sujet que la Gazette énonçait, ce serait risquer une conjecture probable. Nous pouvons croire que substantiellement conservés, sauf les remaniements et adaptations aisées d’une vêture à une profession ou réciproquement, ces discours ont dû suffire à la carrière complète de Bourdaloue, sauf tel sermon inédit comme celui du 7 septembre 1638. On peut donc, si l’on veut, proposer cette application à M" de Canapville du sermon dont la division paraît répondre au titre donné par la Gazette. Mais il n’est pas prudent de s'appuyer sur la phrase invoquée par le P. Lauras. Celui-ci voit une confirmation de sa conjecture dans la coïncidence entre les résistances qu’aurait rencontrées la professe dans sa famille et cette allusion :
Tels sont vos sentiments, ma chere Sœur : la solidité de vostre esprit, la ferveur de vostre pieté, l'inflexible fermeté que vous avez
fait paroistre en vous arrachant du sein d’une famille qui comptait sur vous pour vous élever aux honneurs du monde... ?
On doit se demander à quelle postulante de grande maison ces paroles ne conviendraient point. Mais ainsi applicables à tant de personnes, elles cessent d’être un signe distinctif. Les suivantes sont plus spéciales et supposent que l’orateur était le confesseur et directeur de la religieuse :
Tout cela joint aux connaissances encore plus particulières que j'en puis avoir, me répond des dispositions intérieures de votre âme.
Etait-ce le cas, et ne faut-il pas plutôt supposer que la prédication du carême de 1677 à Rouen à valu à Bourdaloue cette invitation ? Il faut donc renoncer à chercher, dans
PA\PEDINSaUtAD-2707 2. Ed. princeps, t. vint, p. 284. Cf. ci-dessus, p. ?80.