DATES PROBABLES DE L'ÉLOGE DU PRÉSIDENT
samedi 11 décembre, fête de saint Damase, pape. L'évangile lu à la messe de ce confesseur pontife est tiré de saint Mathieu, chapitre 24°, et contient les mots mêmes que Bourdaloue est dit avoir pris pour texte : Quis putas est fidelis servus et prudens, etc. Une assemblée de charité tenuele jour de cette fête peut avoir fourni l’occasion à Bourdaloue de donner un de ses sermons sur l’Aumône, sous cet évangile et comme développement de ce texte. La manière même dont s'exprime Bretonneau est assez curieuse. Au premier abord il semblerait que le sermon sur l’Aumône et non un sermon sur l’Aumône désigne une œuvre connue et publiée. Mais la difficulté demeure, puisqu'il est, dans les œuvres imprimées, plus d’un sermon sur ce sujet. Faut-il voir dans la formule le sermon sur l’Aumône, l'équivalent de l'expression d’aujourd’hui : «le sermon de charité » ? S'il faut se demander aussi au cas où le sermon visé dans la note de Bretonneau, ne serait pas un de ceux qu’il édita, dans quel texte manuscrit 1l le faut chercher, c’est s’aventurer beaucoup. Il est permis de rappeler, après Mgr Blampignon, que l'abbé Dassance avait un manuscrit du sermon sur l’Aumône dont le texte différait notablement de limpriméf. Mais cela ne nous mène qu’à des conjectures, car il est à craindre que malgré les différences notables, nous n’ayons là simplement une des rédactions parallèles d’un des sermons déjà connus. C’est ce qui arrive d'ordinaire pour la plupart des manuscrits du temps, dont bien peu nous fournissent de l’inédit absolu. En tous cas, signalons, comme un des jours également probables, auxquels a pu être dit le court éloge de Lamoignon, le 12 décembre, où son cœur fut apporté à
1. Mer Blampignon, p. 35. Qu'est-il devenu ? ajoute l’auteur. Nous souhaiterions pouvoir donner une solution. Ne serait-ce pas le manuscrit que possédait depuis Mgr Puyol, et sur lequel il a bien voulu répondre au P. H. Chérot qu'il espérait retrouver un jour cette copie momentanément égarée ?