‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 309 sur 367 · DÉBUTS DE L'ABBÉ COLBERT · texte numérisé non relu

DÉBUTS DE L'ABBÉ COLBERT

On y vit beaucoup d'illustres prédicateurs, le P. Giroust, le P. Bourdalouë, M. l'Abbé de Saint-Martin, &c avec une partie de Messieurs de l'Académie Françoise... (Mercure galant, juin 1678,

L’abbé Jacques-Nicolas, second fils du ministre, admis à vingt-quatre ans à faire partie de l’Académie française, comme successeur de Jacques Esprit mort le 6 juillet 1678, continuait la série de ses succès prônés de toutes parts dans les divers recueils officiels. Inscrit le premier sur la liste des licenciés du 15 février 1698, il avait brillé déjà, au dire de la Gazette du 10 janvier de la même année, dans le discours latin prononcé, en qualité de Prieur de Sorbonne, dans la grande salle de l’Université à l’ouverture solennelle des Sorboniques t. Il n’était pas encore prêtre et ne devait entrer au séminaire Saint-Sulpice que le 1° décembre 1678. M. E. Levesque, bibliothécaire de ce séminaire, a publié des détails pleins d’intérêt sur son passage dans cette maison et son ordination sacerdotale, 1 avril 1679 *. Bourdaloue, qui assista, au lit de mort, le ministre Colbert, était-il en qualité d’ami de la famille à la cérémonie du premier discours sacré prononcé en public par le futur coadjuteur de Rouen ? Il semble qu'on ait tenu à le voir dans lassistance à ütre de prédicateur célèbre, suivant le Mercure, et comme l’insinue la présence

1. CI] fit connoistre à tous les Docteurs de la Faculté & de la Maison qui l'avoient élù depuis quelque temps, Prieur de Sorbone, les effets avantageux de la puissante protection que sa Majesté leur donne dans toutes les occasions pour empescher que les erreurs ne corrompent la pureté des Sciences Ecclésiastiques, & pour le maintien de leurs Privilèges...»

?. Bullelin trimestriel des anciens élèves de Saint-Sulpice, 15 août

1900, pp. 432-436. Le lundi 10 avril 1679 eut lieu en Sorbonne la soutenance de sa thèse de doctorat, et le secrétaire de M. Tronson, M. Bourbon, à qui nous devons les détails cités sur le carème de Bourdaloue à Saint- Sulpice, relate dans son Journal : « Sitôt après le disné, M. Colbert a mené dans son carosse M. Tronson en Sorbonne, pour assister à son acte où Mor l'Archevêque a presidé ; il a extremement bien paranymphé M. l’abbé et son latin a esté trouvé un des plus beaux et mieux prononcé qu'il y ait eu d'un long temps en Sorbonne, M. l'abbé a fort bien fait.» P.434. Sa harangue au roi (21 juillet 1685) serait de Racine. (Œuvres, t.v, p.357.)

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