‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 330 sur 367 · BOURDALOUE PRÉDICATEUR ORDINAIRE DU ROI · texte numérisé non relu

BOURDALOUE PRÉDICATEUR ORDINAIRE DU ROI

que des phénomènes d’adulation inintelligente ou des manifestations de la légèreté de ce temps qu’on a trop complaisamment dépeint comme un siècle de foi profonde. Une foi sérieuse et vivante ne se serait point amusée peutêtre à ces bagatelles. Il n’en reste pas moins que les sermons de Bourdaloue, même avec leurs défauts finement soulignés par le critique des Nouvelles ecclésiastiques de 1679, étaient une bonne leçon donnée à ceux qui venaient chercher dans la parole sainte un amusement ; et la leçon eût été plus complète, si Bourdaloue avait mêlé à sa manière un peu uniforme quelque chose de ce que lui conseillait son correspondant anonyme.

Ce fut peu de temps après ce carême, finissant avec Pâques au 21 avril, que Bourdaloue reçut, en même temps sans doute qu’une invitation à prècher la station du carême royal l’année suivante, le brevet de prédicateur ordinaire du roi. Il fut nommé à peu près en même temps que Mascaron, qu'on invitait à donner l’avent de 1679 au Louvre. Le Mercure, dans sa lettre de mai, parle seulement de Mascaron et disserte sur les privilèges attachés à ce brevet. On entend en effet par prédicateurs ordinaires du roi « sine addito », les « Predicateurs reservez par sa Majesté, avec droit de Committimus au Grand Sceau, & douze cens livres d’apointemens !. » La trace de cette nomination existe en effet dans les registres de la trésorerie consultés par Floquet et déjà cités?.

Le Mercure galant, en juin, répare son omission et il écrit :

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