SERMON CONTRE LE LUXE DES HABITS
de M°° Colbert, sinon du roi, la manda pour le poste de dame d'honneur de la nouvelle princesse de Conti, est tout au moins à classer parmi les lettres perdues dont la mention est certaine. Ainsi les relations et l'influence de Bourdaloue sont moins restreintes qu'on ne pourrait croire aux choses de Ja chaire et un essai à signaler comme intéressant et possible sur Bourdaloue directeur ‘, offrirait aux investigations un domaine assez varié.
Est-ce au carême à la cour, ou plus probablement, à l’une des prédications faites durant le reste de l’année qu'il convient de rapporter ce témoignage üré de l'Année sainte de la Visitation ?. Comme il est sans indication de Jour liturgique ou de lieu, rien n’oblige à lassigner au carèême, mais 1l est bon de signaler le sujet traité par notre orateur à l’un de ses sermons de l’année 1680. On lit en effet dans la notice ou vie de la sœur Marie-Marguerite Mouton, du monastère d'Amiens ; « C'était en 1680, elle avait 1/4 ans, lorsqu'elle eut occasion d’entendre un sermon du célèbre P. Bourdaloue contre les vanités et les ajustements du siècle. Elle en fut si touchée qu’elle forma aussitôt le dessein de se consacrer sans réserve au service du Seigneur *... » Faut-il rappeler à ce propos, à côté des autres acceptions du mot bourdalou et bourdaloue #, ce nom « donné à l’étoffe commune dont les femmes
frère de la vieille Laverdin », dit Saint-Simon, était aussi tante de Mie Choin qu'elle fit venir de Dauj hiné et qu'elle avoit mise fille d'honneur de Mie la Princesse de Conti. Saint-Simon a rendu hommage à sa vertu, et le Mercure galant de janvier 1680 la représente comme «d'autant plus surprise de voir qu'on l’appeloit à la cour, qu’elle ne s'y étoit proposé aucun établissement. » (R.)