‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 358 sur 367 · ENCORE LE SERMON SUR L'IMPURETÉ · texte numérisé non relu

ENCORE LE SERMON SUR L'IMPURETÉ

que ce sujet au 2 février, bien que donné à la cour en 1674!, semble y avoir été repris en 1680.

Mais une erreur plus grave du P. Lauras est de vouloir reconnaitre à tout prix dans les paroles de M" de Sévigné le sermon sur l’Impureté qu'il place, contre toute vraisemblance, au dimanche 24 mars. Ce seraient, d’après son interprétation, les commentaires des dames de la cour présentes au sermon de l’avant-veille, qui auraient inspiré cette lettre; et il nomme M"° de Chaulnes, de Richelieu, M°° de Soubise. Outre ce qu'il y a de forcé dans ces ‘explications, elles prouvent une opinion préconçue et une attention insuffisante au témoignage de la marquise. Celle-ci, dans sa lettre du 29, nomme bien M"° de Chaulnes, qui « avoit entrepris » de lui faire voir la dauphine?, M de Maintenon, etc. Mais quant à M"° de Soubise, son nom vient très mal comme témoin d’un sermon prononcé lavant-veille, M%* de Sévigné nous apprenant qu’elle rentrait, le 27, de la campagne, c’est-à-dire de l’exil*. Il faut donc chercher d’autres preuves, ou mieux, ne point s’obstiner, en l'absence des éléments requis, à vouloir déterminer un sermon dont le sujet reste inconnu. Ce n'est pas que les aliusions à l'affaire des poisons qui se rencontrent dans le sermon sur l’Impureté, n'aient pu être dites dès cette année-là, selon l'argument de certains critiques qui tiennent pour l’année 1682, sous prétexte que, le procès encore inachevé, lorateur n’eût pas été si explicite; je crois au contraire qu'il eût pu dire ce qu'il affirmait, dès le moment même où fut instruite l'affaire de la marquise de Brinvilliers (1676), et que ces allusions, par suite, sont insuffisantes à dater le sermon sur l’Impureté ?. Bien que ce sujet, parmi les sermons conservés, soit un des

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