‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 91 sur 367 · JUGEMENT MOTIVÉ SUR LA FIDÉLITÉ TRÈS RELATIVE · texte numérisé non relu

JUGEMENT MOTIVÉ SUR LA FIDÉLITÉ TRÈS RELATIVE

On à vu quelles réserves appelle toujours en matière de fidélité d'édition, outre l’idée reçue autrefois sur le rôle des éditeurs, le double but que Bretonneau n’a jamais perdu de vue, en préparant ses recueils. La nécessité de suivre et de remplir le plan liturgique qu'il s'efforçait de réaliser, Pa contraint plus d’une fois à des suppressions el à des changements qui affectaient souvent et surtout les exordes des sermons. En preuve, le grand nombre de ces débuts qui diffèrent totalement, aux divers manuscrits anciens, de l’exorde adopté par Bretonneau dans son édition, alors que, après l’Ave, le parallélisme le plus étroit se retrouve. Peu de sermons ne présentent point ce trait caractéristique, parmi la multitude des copies manuscrites, attribuées où non, qui dorment dans nos bibliothèques.

Pour me borner à deux ou trois exemples, je signalerai, parmi les manuscrits publiés déjà, le début du sermon Surreæit, non est hic, dont il était question tout à l’heure !, et qui se trouve adapté, dans le manuscrit Phelipeaux, au

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