‹ Bourdaloue: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporains (volume 2)Chapitre 92 sur 367 · LES EXORDES TRANSPOSÉS · texte numérisé non relu

LES EXORDES TRANSPOSÉS

discours rencontré, chez Bretonneau, au Caréme!, tandis que ce même exorde précède le sermon placé aux Mystères ?.

Il en est de même du début qui ouvre le sermon tiré du manuscrit d’Abbeville sur le texte de saint Luc, mortuus est dives. Bien que la division et le sujet soient exactement conformes à l'édition, (jeudi de la seconde semaine) pour le premier sermon du second volume du Carême, sur les Richesses, le commencement, tiré des deux sépultures différentes qui sont le parlage du riche et du pauvre, ne se retrouve dans Bretonneau qu’au sermon suivant, sur l'Enfer. Par contre, on lit ce même exorde en tête du sermon sur l'Enfer auquel le joint l'édition authentique, non-seulement dans la clandestine de 1692 *, au jeudi de la seconde semaine, mais encore en plusieurs manuscrits, celui d’Abbeville, qui contient aussi le sermon sur l'Enfer, celui de Lyon (M. I), etc., ce qui prouve en somme qu’à plus d’une reprise, Bourdaloue le prêcha avec cet exorde. Bretonneau n’a guère eu à faire que des transpositions, el n’a pas été réduit, du moins bien souvent, à composer des exordes absents. est plutôt à redouter qu'il n'ait dû limiter son choix et laisser tomber des « entrées en matière » ou des péroraisons, cadres de circonstances. Il n’avait d'ordinaire en fait à placer qu’une fois un sermon que peut-être l’orateur, pour lutiliser à plusieurs reprises, avait muni d’un certain nombre de débuts adaptés à plusieurs fêtes.

C’est même dans la catégorie des exordes et des péroraisons que nous avons le plus de chance de rencontrer des morceaux inédits, au sens strict du terme, parmi les différents recueils anciens. Ceux-ci en effet nous présentent le plus souvent, ressource précieuse

. IV, p- 328. V. plus haut, p. 144.

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