‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 112 sur 475 · Dangeau, t. 1., p · texte numérisé non relu

Dangeau, t. 1., p

CAD Dr 480:

3. Correspondance générale de Madame de Maintenon.…., manuscrits de Mademoiselle d'Aumale, lettre Lxxx1v, par Th. Lavallée, t. 111, p. 54.

4. Gazette de France du ?8 décembre 1686, p. 785.

De Paris, le 27 X?"° 1686,

PRE Le Roy jouit d'une si parfaite santé, qu'il entendit mardi au soir les trois messes de minuit dans la tribune du château de Versailles. S.M.entendit le lendemain vespres et le sermon du Pere Bourdaloue f,.

Sainte-Beuve paraît avoir cru que le compliment signalé par Dangeau et par la lettre de M" de Maintenon n’était pas perdu, contredisant ainsi à l'avance? l'affirmation de Feugère, qui donne ce sermon de Noël 1686 comme un exemple de sermon qui, certainement prononcé par Bourdaloue et attesté par les contemporains, n’aurait pas été conservé par l'éditeur *. L’exemple au fond pourrait être contesté, car à supposer que le compliment n'ait point subsisté, il reste bien probable qu’un des sermons de Noël, conservés dans l'édition, fit la clôture de cet avent de 1686. Je l’avoueraimême, le passage de Sainte-Beuve qui reconnaît dans le sermon de la Nativité du second avent, les félicitations sur la santé du roi recouvrée, m'aurait presque égaré, comme il avait trompé Rochebilière, soit dans la note ci-dessous, soit dans l’annotation judicieuse qu'il a écrite en marge de son exemplaire. Je donnerai quelques spécimens de ce commentaire extrait du volume, malheureusement seul retrouvé jusqu'ici, Voici d’abord le passage remarqué par Sainte-Beurve :

C'est pour cela, Seigneur, puis-je dire à Dieu, que vous ajousterez

jours sur jours à la vie de ce grand Roy, Dies super dies Regis

adyicies; &que vous prolongerez ses années de generation en generation, © annos ejus usque #n diem generationis & generationis… … Mais encore une fois, à mon Dieu, c’est pour cela mesme que vous

multüplierez les jours de cet auguste Monarque, & que vous le conser-

verez, non seulement pour nous, mais pour vous-mesme À, Car avec

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