MARIAGE D'UNE NIÈCE DE BOURDALOUE
n'a-t-1l pas fait pour meriter tous ces titres ? Avec quelle force n'a-t-il pas combattu les ennemis de la foy, & avec quel succés ne les a-t-1l pas vaincus ? Obtenez-luy les graces & les lumieres dont il a besoin, pour achever les grands desseins que Dieu luy inspire. Que cet esprit de sainteté qui vous a dirigé dans toutes vos voyes, vienne reposer sur luy, qu’il nous anime nous: mesines, & qu'ilnous conduise tous à l’éternité bienheureuse, &c. (Zbid., p. 163.)
Samedi 30 août. — Je signale dans la chronologie de Bourdaloue, ignorant si elle a quelque rapport avec les sermons, une pièce découverte par Rochebilière et qui semble concerner le mariage d’une nièce de Bourdaloue. Y eut-il assistance à la cérémonie, ou même allocution de sa part, c’est ce que j'ignore absolument, me bornant à noter 1c1 le document ?.
Aucune cérémonie ne nous montre Bourdaloue à Paris, durant l’avent de 1687. Il est impossible jusqu’à nouvel ordre de savoir s’il était à la Maison professe durant la fin de cette année ?.
1. 30 août 1687. Mariage de Louis Busson, cons. du roi au présidial de Bourges y demeurant rue des Jacobins, veuf de Marie Perrinet, après la publication d'un ban fait en la paroisse de N. Dame du Fourchaud accordé par Mr: Jean le Large, chanoine de Bourges, official et vicaire général de l'archevêque de Bourges et damoiselle Catherine le Large," veuve de Silvain Pinguet, ci-devant bourgeois de Bourges, ladite demoiselle demt rue St Pierre, en présence de M. Jean Busson, Procureur en parlement demeurant Cloitre St Benoît frère de l’époux.....
(Ste Chapelle registre f° 6.) (R.)
2. Une faute d'impression curieuse a fait écrire à M. l'abbé Pauthe cette phrase étonnante : « Un mot de Saint-Simon sur la prédication de Bourdaloue en 1687 (sic, pour 1697) l’année où Bossuet prèchant à Saint- Louis le premier janvier faisait l'éloge de la Compagnie, attribue au célèbre jésuite d’avoir donné le jour de l’'Aunonciation un sermon contre le quiétisme. » Suit la citation de Saint-Simon, sous la vague référence Mémoires. Nous la retrouverons à sa date en 1697. Vient enfin cette conclusion : « Or des deux sermons de notre prédicateur pour la fete de l'Annoncialion, édités par le P. Bretonneau, aucun ne fait la moindre allusion au quiétisme et cela porte à supposer que celui dont parle Saint-Simon a été perdu » (p.173). Il y avait longtemps que Feugère avait conclu ainsi, p. 40, mais sans se méprendre sur l'année. Or, à supposer le cas d'une transcription erronée, la date de 1687 avertissait suffisamment qu'il n'y pouvait avoir aucun extrait des Mémoires relatif à cette époque, puisque Saint-Simon ne débute qu'en 1694.
* Evidemment de la famille maternelle de Bourdaloue, une nièce peut-être. (R.)