‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 130 sur 475 · MORT DU P. RAPIN · texte numérisé non relu

MORT DU P. RAPIN

Assistait-1l aux derniers moments du P. Rapin, mort à la Maison professe le 27 octobre? Les soins de impression de son oraison funèbre de Condé, dont le privilège est du 14 août, l’absorbèrent-ils au point de ne pouvoir accepter cette année-là aucune autre prédication? Autant de questions, sinon insolubles, au moins sans réponse aujourd’hui. D’autres recherches dans les journaux du temps permettront peut-être de ies trancher. Mais Gazette et Mercure sont aussi muets que la Liste des Prédicateurs qui ne nous donne que quelques noms des rivaux et émules de Bourdaloue ft.

Notre prédicateur était-il à Paris quand eut lieu à Saint- Sulpice, le bout de l’an du prince de Condé, dont parle le Mercure de décembre 1687. Le nouvelliste officiel nous donne ce détail intéressant pour la bibliographie :

Monsieur le Prince, fait graver tous ces ornements & imprimer

toutes ces Oraisons funebres, que l’on verra ensemble dans un seul volume ?.

1. Outre les jésuites énumérés plus haut, cet avent de 1687 ne nous présente que les noms du P. de la Tour, à Saint-Benoit (il avait prêché le carême à Saint-André des Arts), de Faydit, qualifié de bachelier en théologie, qui donne le sermon du cinquième dimanche chez les Récollettes de PImmaculée Conception, et tout l'avent à Saint-Jacques du Haut-Pas, enfin d'un certain abbé de Bourdemarre, complètement oublié, qui avait fait son apparition dans la Lisle au carème de cette même année et y figure trois fois, la dernière en 1688, pour la fête de l'Annonciation chez les religieuses de Popincourt. On peut se demander quel intérêt présente cet obscur orateur. Pas d’autre que celui d’avoir un nom qui commence eomme le nom de Bourdaloue. Or étant donné que trop souvent les attributions des copistes ne sont qu’en abrégé Bourd., où P. Bourd., il est bon de veiller aux confusions possibles, si tant est qu'elles se puissent produire et qu'on ait jamais désigné par cette abréviation d'autre nom que celui du prédicateur connu de tous et deviné sans peine. Comment croire, en effet, qu'un copiste, sauf le ças d'une fraude voulue, ait représenté par la syllabe équivoque Bourd. les noms du récollet Félix Bourdes que la Liste des Prédicateurs nous montre en 1647 et 1662, celui de Bourdaille, que j'ai signalé ailleurs *, ou celui de notre abbé de Bourdemarre, devenu dans la suite théologal de Senlis, comme en témoigne la liste de 1699. Il y a tout lieu de croire que, pour ces prédicateurs moins connus, le scribe eût pris la peine d'écrire en entier leur nom. Mais ne faut-il pas tout prévoir, autant que possible ?

AIMANT + Sermons inédils, p. 41.

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