UN BILLET DE BOURDALOUE
Et le 4 mars, meréredi après le second dimanche, de nouveau elle console sa fille :
Je vous plains d’être obligée d'entendre de mauvais sermons : c’est une véritable peine. J'en entends de fort bons : le P. Soanen à Saint- Gervais, M. Anselme à Saint-Paul, mais non pas tous les jours ; c’est une contrainte que donne la place où vous êtes 1...
Enfin, le 18 mars, vendredi de la troisième semaine, elle revient au P. Gaillard qu’elle n’a pas entendu, mais dont elle sait déjà le succès :
Le P. Gaillard a prêché ce matin très parfaitement la Samaritaine : c’est le Bourdaloue de cette année ?.
Ainsi, pour la marquise, même quand Bourdaloue se tait, Lui toujours, toujours lui !
au moins comme terme de comparaison ou comme synonyme de parfaite éloquence, et nous ne nous éloignons jamais de Bourdaloue et de sa chronologie en citant les lettres de M*° de Sévigné.
Aussi peut-on négliger en quelque sorte les prédicateurs de la Liste qu’elle n’honore pas de son attention *.
C’est encore à M°*° de Sévigné qu’il faut avoir recours pour éclairer une mention faite de Bourdaloue dans un recueil de MVouvelles ecclésiastiques consulté par Rochebilière :
1689, p. 16. Le P Bourdaloue avoit donné à la supérieure des
filles de S Marie du faubourg St Germain un billet par lequel il lui répondoit en quelque façon de la conduite de M'° de Vaubrun
{. Ibid., p. 514.
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3 Rappelons toutefois La Rue, à la cour, Fleury, aux Enfants-Rouges; le P. de la Tour à Saint-Benoit et aux Religieuses anglaises où prêchait aussi, avec Treuvé, « vicaire de Saint-André des Arts.» M. Mrrel, docteur de Sorbonne, celui sans doute qui avait assisté Charles de Coulanges, dont Mne de Sévigné raconte « l’histoire sainte et tragique », c'est à dire la mort édifiante, dans sa lettre du 19 novembre 1688, t. vi, p. 270. Toutefois le confesseur est appelé ici le P. Morel.