‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 170 sur 475 · MORT DU P. GIROUST · texte numérisé non relu

MORT DU P. GIROUST

Le Gendre ajoutait : « Quand on se possède si peu, on ne mérite point le nom de prédicateur. » Ce nom, les Mémoires de Le Gendre l’accordent au P. Jobert, le remplaçant jadis de Bourdaloue !, et, en 1689, du P. de Villiers désigné d’abord. Nous avons vu quelle vogue un peu mondaine s’attachait à celui-ci, à propos de la réception du cœur de Condé, décembre 1686, au moment où il prêchait l’avent à la Maison professe ?. La Rue et Gaillard sont assez connus par ailleurs, et nous arrêter aux autres n’éclairerait pas beaucoup la manière de Bourdaloue. Mais c’est le lieu de mentionner la disparition du rival qu'était venu, pour ainsi parler, supplanter Bourdaloue. Giroust, dont nous avons eu à nous occuper ÿ, comme ayant partagé l’infortune de notre orateur, celle d’être édité par l’homme de goût, expert en pastiche littéraire que fut Bretonneau, avait quitté la chaire depuis plus de sept ans. Ce fut peu avant le «temps de prédication de Bourdaloue » qu'il mourut à la Maison professe, le 19 juillet 1689 *.

Le Mercure galant de juillet lui donne place dans sa liste des morts illustres ?, avec ce court éloge :

Le Pere Girou, Jesuite. Il avoit une erudition profonde, & a occupé long-temps avec beaucoup de succés les meilleures Chaires de Paris 6.

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